Monte-Carlo et le Cinéma

Monaco, niché sur un rocher surplombant une mer de velours, offre un décor de rêve où une lumière unique révèle l’architecture des bâtiments Belle Epoque, s’infiltre dans les ruelles et illumine des paysages exceptionnels. Inimitable et fascinante, la Principauté s’impose ainsi naturellement comme un lieu privilégié, apprécié du 7ème Art depuis toujours.

Trois années seulement séparent la première projection de la sortie de l’usine Lumière à Lyon du Concours de Photographie Filmée de Monaco qui, en 1898, préfigure la standardisation de la pellicule cinématographique entérinée lors du congrès de Paris en 1909. Mais c’est en 1913 que Monte-Carlo fait ses débuts au cinéma, lorsque Max Linder, première grande star du cinéma mondial, y pose ses valises afin de  tourner l’un des longs métrages mettant en scène le personnage à l’origine de son succès, Max, dandy élégant entraîné dans des aventures loufoques.

Dès lors, le cinéma élit domicile à sur le Rocher, qui devient le théâtre de « grandes premières ». Le 19 février 1923, le cinéma de la Poste projette le premier film en couleurs naturelles : La Glorieuse Aventure. En 1931, Charlie Chaplin vient présenter en exclusivité européenne Les Lumières de la ville au cinéma des Beaux-Arts qui abrite une salle climatisée, équipée de projecteurs sonores venus des États-Unis. Le même ciné-théâtre a diffusé quelques mois auparavant La Féerie du Jazz en présence de Mistinguett, Somerset Maugham, Jules Berry, Yvonne Printemps et Sacha Guitry, qui voit dans le Casino de Monte-Carlo et l’Hôtel de Paris Monte-Carlo des décors tout trouvés pour son film le Roman d’un tricheur, qui sortira en 1936.

Ce dernier inaugure une longue série de tournages dans le Casino de Monte-Carlo et de nombreuses scènes filmées dans l’Hôtel de Paris Monte-Carlo, l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo, au Monte-Carlo Beach et au Monte-Carlo Bay Hotel & Resort. Ces établissements mythiques et emblématiques vont alors devenir les principaux lieux de tournage des différents réalisateurs en quête de rêve authentique, pour des films aussi grandioses que dissemblables. Que ce soit La Main au Collet d’Alfred Hitchcock (1955), La Baie des Anges de Jacques Demy (1963), Jamais plus Jamais d’Irvin Kershner (1983), Ocean’s Twelve de Steven Soderbergh (2004), Iron Man de Jon Favreau (2008), L’Arnacoeur de Pascal Chaumeil (2010), ou plusieurs James Bond, les styles varient mais tous sont imprégnés de l’atmosphère si particulière de la Principauté.

 

C’est ainsi qu’après un siècle de 7ème Art à Monaco, et en l’honneur des 150 ans de Monte-Carlo SBM, un film des films a été créé, Monte-Carlo fait son Cinéma, montage d’une multitude de séquence tournées en Principauté, élaboré par les étudiants de l’école cinématographique FACTORY, de Lyon , réalisée « à la manière » de Christian Marclay.

> Découvrez le teaser de Monte-Carlo fait son Cinéma

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