Le sporting d’hiver ou la modernité des années 30

Monaco est indissociable de la Belle Epoque et d’ailleurs, son architecture toute entière est un hommage en lui-même à cette belle époque, celle d’avant la guerre de 14.

Mais ouvrons l’œil sur ce qui est le cœur de Monaco : la place du casino. De toute part, le casino, l’Hôtel de Paris Monte-Carlo et le Café de Paris offrent leurs balustres, leurs sculptures et leurs formes courbes au regard. Dans cette profusion de rondeurs, un bâtiment se dresse, carré et rectiligne, c’est le Sporting d’Hiver, inauguré en 1932 et devenu depuis le siège administratif de la Société des Bains de Mer.

Son architecte, Charle Letrosne, connu à Paris pour l’étonnante modernité d’une de ses réalisations, le zoo de Vincennes, a voulu le Sporting d’Hiver fonctionnel. Inspiré du modernisme de l’époque, clin d’œil au Bauhaus qui révolutionne l’architecture à Weimar depuis dix ans. La fonction du Sporting d’Hiver est d’accueillir dans une ambiance luxueuse et fonctionnelle, la crème des crèmes des joueurs internationaux, offrant dans un même lieu salles de jeux, d’expositions, de spectacles ou de restaurant, autour d’un concept de club fermé tel qu’il en existe à Londres.

Fonctionnel, le Sporting d’hiver l’est, assurément, sans sacrifier au luxe et au glamour, comme en témoignent les bois précieux ou les lustres de cristal qui le décorent. Moderne, il l’est aussi, délibérément, témoignant ainsi de la fin de la Belle Epoque et préfigurant une nouvelle ère tout aussi prometteuse que la précédente.

Aujourd’hui encore, il témoigne que Monaco a toujours fait bien mieux que suivre les modes : elle les a précédées…

1931 - Construction du Sporting d'hiver
1931 - Construction du Sporting d'hiver
1931 - Construction du Sporting d'hiver
1931 - Construction du Sporting d'hiver
1972 - Répétition d'un concert dans la salle des Arts
1972 - Répétition d'un concert dans la salle des Arts
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